Manche 4 du 20/06/06
Manche de 80 km, avec encore la même
météo que les jours précédents,
alternant voiles et passages ensoleillés. Le vent est
faible et les reliefs ne tiennent que partiellement en dynamique
dans les rares moments de brises.
La manche est gagnée par Micky
en 2h22 et bouclée par plus de 50 pilotes. Le dernier
se pose en 3h48, vers 18h.
Le circuit est composé de balises,
de part et d’autre du décollage sud (Raspadalica).
En fonction de leur engagement et de
leur heure de passage aux différentes balises, sur
ce circuit, tous les pilotes n’ont pas vécu les
mêmes histoires.
Le groupe de tête avec Oleg, Micky,
Primoz, Roberto et Gérolf, parti à la start
de 13h45, vole «à risque» et freine vraiment,
au dernier moment, avant chaque changement de rythme.
A ce jeu, Roberto puis Gérolf,
touchent la planète en milieu de parcours.
Antoine, Ticoq et Bruno suivent, pas
loin derrière, avec plus de retenue.
Un peu plus loin, le peloton s’échelonne,
rattrapé par quelques pilotes (Christian Voiblet, Mario
… qui ont pris la start suivante - 14h).
Chaque groupe gère, plus ou moins
bien, les différents passages de voile nuageux qui
anesthésient l’activité thermique avec
un peu d’inertie.
Pour passer la balise n°4, un peu
devant en milieu de vallée, les premiers groupes (dont
Ticoq, Tonio, Bruno) décident de rejoindre le thermique
de service du décollage pour faire un aller-retour,
là où la distance est la plus courte (6 km AR).
A ce moment, le plafond moyen ne dépasse
pas 1000 m et l’aller-retour ne permet pas de revenir
au dessus de cette crête qui, d’ailleurs, ne tient
pas en dynamique (passage de B4 vers 700 m).
C’est une lutte sans merci sous le décollage
qui posera plusieurs pilotes, dont Ticoq.
Pendant ce temps, les grappes suivantes
s’arrêtent 3 km avant et rejoignent le plafond
vers 1500 m. Ils tirent droit en vallée et flottent
dans une zone de bleu qui ressemble fortement à une
confluence. Au décollage le vent commence à
s’orienter au SO …
La Balise 4 devient une formalité.
Raymond est dans les premiers de cette
nouvelle voie, qui sera suivi par Mario et Geoffroy et de
tous les autres pilotes de la compétition.
Le reste du parcours est facile...
Micky, Oleg et Primoz rentrent au but
les premiers.
Raymond est 11ème à 14
minutes. Mario est 16ème
en 2h38, les autres français, assez loin derrière.
C’est l’heure des comptes
: 3 autrichiens seulement au but mais très rapides.
5 français au goal, mais plus
lents. Les anglais font un tir groupé.
En résumé, en terme de
point par équipe : «il vaut mieux être
rapide à 3 que lent à 4 …».
Les autrichiens sont tous étonnés,
ce matin, de nous avoir repris encore 300 points.
Pour l’instant, l’objectif
c’est de continuer comme cela sans s‘énerver
…, avec un peu plus de réussite, on peut faire
beaucoup mieux, on affine toujours les réglages des
pilotes à chaque manche, en fonction du circuit ...
A demain
Cordialement
Didier
Les petites phrases du jour :
Tonio : «P….. ça
fait C …. d’être hors cycle…»
- «Pousse sur les pointes et baisse la visière,
tu auras l’air d’un coureur…».
Mario : «80
km … qui l’aurait cru ce matin !!».
Ticoq : «Fucking …shit task
…».
Geoffoy : «Content
de ne pas m'être posé, une 3ème fois,
à la gare de Lupoglav et d'avoir fait le but ! Ce n'est
pas facile, ça va vraiment très vite !».
Yohann : «Foi de Lozérien,
ils tiendront physiquement le choc, ces petits français-là».
Didier : «Quelles que soient les
manches, les meilleurs pilotes sont devant, mais le seul classement
important, c’est le général du dernier
jour…».
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