| ANNEE
DELTA 2003
Le delta est comme le bon vin, il se bonifie avec
l’âge….
Mais il ne faut pas exagérer, nous avons besoin de sang neuf
depuis de nombreuses années et le futur ne peut se construire
sans l’arrivée d’une nouvelle génération…
Cette année 2003 était un « bon
cru » en terme de manière et de résultats pour
le delta français.
Une saison qui commence tôt en janvier avec
un bon volume de vols (Australie), puis le rythme et l’intensité
qui montent crescendo (Floride, Millau, Laragne) pour finir par le
rendez-vous de l’année en août : les championnats
du Monde de Brasilia.
Cette année tous les pilotes font des «
performances » au cours de la saison :
Antoine, Bruno, Raymond, Richard et Ticoq en Australie, Mario à
Valadares.
Bruno et Mario à Millau suivis par Antoine, Fabien AGENES et
Raymond sur quelques manches.
Les résultats du championnat de France confortent le comité
de sélection dans le choix des pilotes composant l’équipe
de France sélectionnée pour Brasilia.
Les nationaux brésiliens sont un échauffement de qualité
: Mario (2ème), Antoine (5ème), Ticoq (10ème)
Cette année les pilotes français finissent,
beaucoup plus souvent que l’année dernière, dans
les 10 premiers de chaque manche (N.B. : tous les pilotes n’ont
pas couru le même nombre de manches) :
Antoine BOISSELIER : 24 fois,
Mario ALONZI : 20 fois,
Bruno GUILLEN : 15 fois,
Richard WALBEC : 9 fois,
Raymond CAUX : 7 fois,
Jean-François GERARD : 6 fois,
Fabien AGENES 3 fois.
Championnat du Monde à Brasilia : Objectif
de l’année 2004
Que tous les pilotes se trouvent avec leurs meilleures
sensations, tous ensemble à Brasilia. Comme d’habitude
le résultat n’est que la conséquence.
La confiance dans ses qualités de pilote, basée sur
la mémoire individuelle de ses moments positifs au cours de
la saison.
Savoir se ressourcer et surtout ne pas changer de comportement pour
l’événement….
La progression individuelle de chaque membre du collectif
France en terme de manière nous a permis non seulement d’avoir
des résultats individuels brillants par manche mais aussi pour
l’équipe.
Jamais depuis 5ans l’équipe de France
n’a été aussi homogène, il n’y a
plus seulement 3 pilotes qui marquent les points dans la manche mais
toujours un 4ème ou un 5ème pilote présent.
Tous les pilotes ont marqué des points pour l’équipe
(sur un total de 10 manches) :
Antoine BOISSELIER : 8 fois,
Bruno GUILLEN : 7 fois,
Jean-François GÉRARD (Ticoq) : 6 fois,
Mario ALONZI : 3 fois,
Raymond CAUX : 3 fois,
Richard WALBEC : 3 fois.
Nous avons connu à Brasilia des moments forts
et jusqu'à la dernière manche le suspense du résultat
nous et vous a tenu en haleine.
Avec le podium de Antoine (3ème) qui se glisse
devant Guido (Allemagne), Nene Rotor (Brésil) et Betinho (Brésil)
juste à la dernière manche, c’est l’exemple
de la nouvelle génération lucide, solide mentalement,
mature et talentueuse.
Avec Bruno (7ème) qui prouve que la vielle garde est encore
là, et qu’avec du travail, de la rigueur et de la motivation,
on peut revendiquer les meilleures places (il est le seul Français
à avoir gagné une manche de championnat du Monde). Son
pilotage lui permet d’avoir une des meilleures ailes du circuit
en transition.
Il habite dans le Bordelais, c’est peut être cela son
secret…
Avec Raymond (13ème), régulier comme un métronome,
solide mentalement, il nous montre que l’opiniâtreté
est aussi une clé de la réussite.
Mario (22ème), Richard (27ème) et Ticoq (33ème),
malgré leur déception du début, ont su relever
la tête sur la deuxième partie de la compétition
et puiser au fond d’eux-mêmes l’énergie nécessaire
pour réaliser de belles manches dans le top 5 et 10 afin d’optimiser
le résultat par équipe.
Ces 3 pilotes ont répondu présent, quels que-soient
leurs états d’âme.
C’est en volant à leur bon régime qu’ils
ont été le plus efficace (les quitte ou double à
ce niveau de la compétition sur des vols de plus de 2 heures
ne marchent pas souvent)
Les Brésiliens ont tremblé jusque vers
la 8ème manche, mais nous n’avons ni regret ni remords,
nous avons fait le maximum. Ils étaient encore un peu plus
forts que nous cette année…
C’EST DEJA DEMAIN …
Mais l’histoire nous montre que rien n’est
acquis, et que plutôt que de se regarder le nombril, il vaut
mieux au plus vite tourner son regard vers le futur si nous ne voulons
pas perdre du terrain…
Déjà les championnats du Monde de Hay en Australie se
pointent à l’horizon en janvier 2005.
Certains pilotes du groupe France ne vont plus postuler
pour cette compétition et la relève n’est pas
encore prête…
Il va nous falloir changer notre programme de préparation pour
arriver à notre « pic de forme » au mois de janvier
(période qui d’habitude est notre début de saison)
Nous allons rentrer progressivement dans une phase de transition où
il faudra introduire dans le collectif France des nouveaux en formation,
afin de préparer et d’anticiper les années 2007.
Notre méthode sera basée sur les mêmes valeurs
: entraînement sur certaines compétitions avec des objectifs
de manière prioritaires, entrecoupés de compétitions
de stabilisation de niveaux (on applique ce que l’on sait faire
sans se mettre en sur-régime) Chacun à son niveau devrait
s’y retrouver.
Didier MATHURIN
Entraîneur National delta
LA SAISON DE COMPETITION 2004, PERSPECTIVES.
Comme chaque année, la préparation
et l’entraînement de chaque pilote sont calculés
sur la participation à un grand rendez-vous majeur.
- Pour cette année, le rendez-vous pour les meilleurs pilotes
de l’équipe de France de classe 1 sera au championnat
d’Europe à Millau (juin 2004) et au championnat du
monde à Hay en Australie (janvier 2005)
- Pour la classe 5 il sera au championnat du monde en Autriche
(juin 2004)
- Pour les filles, en fonction de la motivation, il sera aux championnats
du monde en Autriche (juin 2004) et (ou) au Championnat d’Europe
à Millau.
Devant le coût de la saison 2004 pour se préparer
correctement, le budget de l’équipe de France sera réservé
en priorité pour les pilotes susceptibles de se qualifier aux
événements majeurs et susceptibles de faire des podiums
(par équipe et en individuel) ainsi que pour la formation des
jeunes entrant dans le collectif France.
A ce niveau de pratique, et vu la difficulté
de réunir dans des conditions météo favorables
l’ensemble des membres de l’équipe, disséminés
dans tout l’hexagone et les départements d’outre-mer,
nous continuons à privilégier les entraînements
sur les sites des compétitions de l’année 2004.
A part quelques exceptions, les entraînements auront lieu les
jours précédant les compétitions internationales
et l’ensemble du groupe SHN se retrouvera, à intervalles
réguliers, pendant les compétitions du calendrier national,
chaque pilote ayant en charge d’entretenir sa pratique de pilotage
de manière autonome dans sa région.
L’équilibre de cette saison s’établira
ainsi :
Un module de compétition internationale en
début d’année :
- Avril USA Quest Air (Floride, USA)
servant de sélection pour le Championnat d’Europe à
Millau.
La période de mai et juin sera réservée
au calendrier des entraînements et des compétitions françaises
et à la coupe fédérale de distance. Il faut s’appuyer,
vu la longueur de cette saison, sur des vols de qualité plus
que de quantité, d’intensité plus que de capacité.
Le fond de pilotage est déjà réalisé entre
mars et avril. Il faut surtout gérer le peaufinage du matériel
et l’entretien du plaisir de voler et de la motivation.
Juin, premiers rendez-vous, européen à Millau pour la
classe 1 et mondial pour la classe 5 et les féminines.
La dernière semaine de juillet auront lieu les championnats
de France.
Une présélection sera faite pour le
championnat du Monde en Australie.
Le mois d’août sera laissé aux pilotes pour entretenir
leur niveau avec des compétitions de moindre importances et
se consacrer à la CFD.
La compétition d’automne (Andrades en
octobre ) sera considérée comme l’examen blanc,
(2,5 mois avant Hay ) permettant de vérifier que tous les paramètres
suivant sont O.K. et se terminera par la sélection définitive
pour les Mondiaux :
- Matériel de vol et instrumentation (performance, pilotage,
confort etc.…)
- Condition physique (endurance, mode de récupération,
prévention et traitement des éventuels traumatismes,
test des éventuels compléments alimentaires)
- Bilan affectif (entretien du plaisir et de la motivation, redéfinition
des objectifs personnels)
- Bilan de l’expérience individuelle et collective, des
sensations positives depuis le début de l’année,
des savoir-faire, des connaissances des meilleurs pilotes étrangers…
- Redéfinition pour chacun d’une stratégie de
compétition adaptée en fonction du bilan ci-dessus en
insistant sur la concentration, la vigilance, l’attention et
la mémorisation de leur expérience.
- Championnat de France et Coupe de France
Comme l'année dernière, pour tous les
pilotes intéressés par l’accès au collectif
France, la participation aux épreuves nationales, afin de figurer
honorablement dans ces deux classements français, est du plus
grand intérêt.
La coupe de France( instaurée en 2002), doit être réellement
représentative de la hiérarchie des pilotes français,
et surtout de leur investissement dans la dynamique des compétitions
françaises. Elle est modifiée pour 2004 afin d’encourager
la rencontre de tous les pilotes français sur ces événements
nationaux.
Didier MATHURIN
Entraîneur National delta
CALENDRIER
2004 : Compétitions internationales et Nationales
LE COMITE DE SELECTION 2004
Il se compose de :
- Michel DARRAS
- Pascal CANTENOT
- Yves GOUESLAIN
- Renaud GUILLEMOT
- Didier MATHURIN
Il se réunit pour statuer :
Sur proposition de l’entraîneur national
- des critères de sélection pour l’entrée
dans les groupes SHN et Internationaux,
- de la composition annuelle des groupes,
- des critères de sélection aux championnats FAI,
- des sélections pour les championnats FAI,
- d’autres sélections éventuelles.
LES CRITERES DE SELECTION pour le collectif France
aux compétitions internationales et aux championnats FAI
Ils sont basés sur des données objectives, comme les
résultats à la coupe de France, aux championnats de
France et aux compétitions internationales (cf. référentiel
de résultat), mais aussi sur des éléments complémentaires
comme : la motivation, les perspectives de progression, le comportement
au sein du groupe, l’état de forme au cours de l’année,
l’expérience, les résultats dans les manches courues,
le matériel, le mental, les compétences en fonction
du type de terrain, le fond de pilotage de l’année, l'âge
etc.…
Le comité de sélection a en charge cette évaluation.
Le référentiel de résultat :
Il n’y a pas de coupe du Monde sur le circuit delta.
A part les championnats d’Europe et du Monde, les différentes
compétitions internationales du calendrier ne sont pas disputées
par le «gratin mondial » de manière homogène.
Afin de respecter les objectifs de manière et d’évaluer
les pilotes sur ces différentes compétitions, l’entraîneur
définit, au début de la compétition, comme critère
objectif de sélection, le référentiel de places
dans lequel il faut rentrer au général pour envisager
être retenu ou comparé à d’autres pilotes
de l’équipe de France. Ce référentiel est
établi en fonction du nombre de pilotes de niveau mondial participant
à cette compétition.
Les pilotes ne se classant pas dans ce référentiel de
résultat international seront évalués sur les
éléments complémentaires.
Exemple de référentiel en 2003 :
Mondiaux de Brasilia : 30 premiers. Pré européen : 15
premiers.
Valadares : 10 premiers. Hay, Wallaby, Quest Air : 20 premiers.
En 2004, les compétitions de référence pour les
sélections aux championnats d’Europe et du Monde sont
:
o Les compétitions importantes de la saison
2003
o Quest Air en avril 2004,
o Ligue anglaise à Millau en juin ,
o Championnat d’Europe à Millau en juin 2004,
o Championnats du Monde féminin et classe 5,
o Championnat de France,
o Andrades en octobre 2004,
o Championnat du Monde à Hay en décembre 2004 et janvier
2005.
Rester en équipe de France n’est
pas un objectif en soi.
Nous n’avons pas d’objectif de résultat
arithmétique pur. C’est la manière qui importe
le plus, le résultat n’est que la conséquence.
L’entrée en équipe de France se fait sur les résultats
aux compétitions nationales. Ensuite, pour le maintien en équipe
de France, la référence et l’évaluation
se font au niveau des compétitions internationales, les compétitions
françaises et autres confrontations internes étant hors
sujet dans l’évaluation bien qu’obligatoires afin
de participer à la dynamique française.
Il faut accepter que la progression d’un pilote
passe par de l’irrégularité, et il ne faut pas
avoir peur de perdre un peu au début.
A niveau égal, c’est le potentiel de progression de chacun
qui sera évalué.
La référence absolue, c’est de
gérer régulièrement, sans «surchauffe »,
le groupe de tête d’une compétition mondiale.
LES OBJECTIFS MINIMUMS des différents groupes
SHN : Etre au minimum dans les 20 premiers dans au moins 2 compétitions
internationales représentatives OU être dans les 35 premiers
du ranking C.I.V.L.
Et
Etre dans les 15 premiers de la coupe de France OU du championnat
de France.
S’engager à participer au moins à 3 compétitions
internationales ET à un minimum de deux compétitions
nationales ET aux championnats de France.
OU
Sur décision du D.T.N. sur avis du comité
de sélection.
Groupe international : s’engager à participer à
au moins 2 compétitions internationales ET à un minimum
de deux compétitions nationales ET aux championnats de France.
Et
Etre dans les 20 premiers du classement permanent français
OU du championnat de France OU dans les 60 premiers du ranking C.I.V.L.
OU
Sur décision du D.T.N. sur avis du comité
de sélection.
|