LE PILOTAGE
Pour mettre en oeuvre une aile delta, on commence par
assembler le trapèze puis on retourne et repose
l'aile sur celui-ci. Il suffit alors d'écarter les
bords d'attaque pour pouvoir enfiler les lattes (de 2
à 30 selon le type d'aile) et d'étarquer.
Une visite pré-vol s'impose, comme le
cérémonial de la "check-list" pour un
aviateur. Ce petit rituel prend de 2 à 20 minutes
selon les ailes, mais est pour les pratiquants plus un
plaisir qu' une corvée.
Le décollage :
Le trapèze permet le portage sur les
épaules et un équilibrage optimum de l'aile
qui a près de 10m d'envergure.
Le décollage s'apprend en pente école
avec du matériel adapté, relativement
léger, stable et équipé de roulettes
situées sur la barre de contrôle. C'est une
phase délicate où le pilote doit produire
une accélération par la course, permettant
d'atteindre la vitesse nécessaire à
l'envol, tout en contrôlant la position de l'aile
dans la masse d'air.
Le vol :
En vol, le pilotage se fait par déplacement du
corps du pilote. Celui-ci est sanglé dans son
harnais en position couchée tête en avant
environ 1 m sous l'aile. Les deux mains sur la barre de
contrôle, ses déplacements latéraux
induisent un couplage roulis / lacet permettant les
virages (tourner à droite ou à gauche en
déplaçant le corps où il veut aller)
; s'il bouge vers l'avant ou vers l'arrière en
prenant appui sur le trapèze, il provoque un
mouvement en tangage de l'aile qui va piquer pour
accélérer ou cabrer pour ralentir.
Le déplacement du poids a deux
conséquences qui se combinent : l'une, physique,
par variation du centre de gravité situé
environ 20cm au dessus du pilote, l'autre,
aérodynamique, par déformation de la
structure semi-rigide et donc
aéroélastique. La combinaison d'une aile
autostable sur tous les axes et un centre de
gravité placé sous le centre de
poussé permet une stabilité
étonnante !
L'atterrissage :
L'évaluation du point d'aboutissement du
plané final est une difficulté majeure dans
la pratique de ce sport. Après un pallier
près du sol qui permet de restituer la vitesse
accumulée lors de la ligne droite finale, le
pilote doit parvenir à un arrêt ponctuel par
un geste de poussé final énergique.
Depuis quelques années, le développement
de l'utilisation du parachute de freinage (drag chute)
tend à simplifier les problèmes
posés par le retour au sol d'un aéronef
dont les performances augmentent à l'atterrissage
par effet de sol et restitution d'énergie.
