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Créer un
aéronef de Vol
Libre qui possède les
qualités de pilotage du
Delta ,
agrément,
précision,
élégance, et qui,
plié, tienne dans un
sac à dos, comme le
Parapente, pouvait
sembler impossible.
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C'est pourtant cette gageure
qu'a réalisée
Jean-Louis Darlet en
créant la Cage.
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Du Parapente a
été
conservée la partie la
plus visible, la voile,
mais ses organes de pilotage (les
freins) ont été
avantageusement remplacés
par un système
ingénieux et efficace qui
permet de piloter l'aile sans
création de
traînée parasite. La
Cage n'a ni freins, ni
accélérateur, ni
trims...
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Du Delta a
été conservé
le principe de pilotage par
maîtrise directe de
l'attitude de la voile, aussi
bien en tangage qu'en roulis,
mais seulement le principe,
puisque la voile n'est pas
liée rigidement à
une barre de contrôle.
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De cette hybridation est
né un aéronef
original
qui n'est assimilable ni
un Delta, ni à un
Parapente, et qui donne au pilote
une maîtrise très
fine de l'attitude de son aile,
et donc un agrément de vol
et une sécurité
active exceptionnels.
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Description
sommaire
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L'ensemble
"Cage" se
compose de deux
éléments
indissociables,
l'aile proprement dite et un
cadre
métallique sur
lequel sont attachées les
suspentes.
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Imaginons un Parapente dont
les suspentes auraient
été coupées
environ un mètre avant
leur point de convergence. Les
points bas des suspentes sont
attachés individuellement,
répartis sur toute la
surface d'un cadre
métallique léger.
Sous ce cadre, le pilote est
suspendu à un unique
mousqueton (de
sécurité
renforcée). Le pilote
manuvre la cage par
l'intermédiaire de deux
poignées en forme de
lyres. Du fait de
l'unicité du point
d'accrochage, le pilote peut
incliner la cage, et donc
gouverner l'aile aussi bien en
assiette (incidence) qu'en
roulis. Le contrôle de
l'assiette agit sur la vitesse,
on pivote les lyres vers
l'arrière pour piquer et
accélérer, on les
pivote vers l'avant pour cabrer
et ralentir. Le contrôle du
roulis permet la mise en virage,
la main s'abaisse du
côté où l'on
veut tourner.
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Comment se situe
la Cage par rapport au Delta et au Parapente
?
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Par
rapport au Delta, les avantages
de poids et de
transportabilité sont
évidents, mais on ne peut nier que
le Delta vole plus vite, s'accommodant de
vents plus forts. Cependant les sensations
de pilotage sont analogues.
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Par
rapport au Parapente, au niveau
de l'agrément de pilotage et
de la sécurité, il
n'y a que des avantages.... La
différence entre Parapente et Cage
est analogue à la différence
entre ski et surf des neiges dans une
neige profonde. Dans un cas, on
gère au mieux le frottement, dans
l'autre cas, on glisse...
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Et en cas de
vent fort, les manuvres au décollage
ne sont elles pas compliquées par la Cage
?
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L'utilisation de la Cage par vent
fort est d'une facilité
déconcertante par rapport au
Parapente.
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C'est précisément dans de
telles conditions que vous comprendrez le
mieux les avantages d'une Cage : l'effet
spi, dû à une très
forte incidence, est quasiment
éliminé, puisque l'on
contrôle directement l'incidence.
En cas de vent très fort, on
gonfle et contôle l'aile
oreilles fermées.
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Que se
passe-t-il lorsque la Cage traverse des turbulences
?
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Tout d'abord lorsque la Cage
traverse une turbulence
modérée, il ne se passe
rien
, rien pour le pilote. La voile
peut s'incliner, épouser la
turbulence ; son mouvement est transmis
à la cage, mais le pilote, qui a
appris à ne pas se crisper sur les
lyres, laisse faire et accompagne la voile
qui reprend son attitude normale en
sortant de la turbulence. C'est d'ailleurs
un apport essentiel de la Cage : si le
pilote laisse vivre son aile, celle-ci est
libre d'épouser les turbulences au
lieu de leur résister et donc de
fermer comme un Parapente.
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En cas de grosse turbulence, il
peut arriver qu'un côté de la
voile ferme, alors le pilote contre de
manière à conserver sa
direction, et ... ça rouvre tout
seul, et très vite (plus vite qu'en
parapente) ; la raison n'en est pas
évidente et plusieurs
hypothèses peuvent être
discutées. La plus vraisemblable
est celle-ci : lorsque le pilote contre et
impose à l'aéronef une
trajectoire rectiligne, il se produit un
dérapage du coté de la
demi-aile ouverte et l'écoulement
d'air sur l'intrados lors de ce
dérapage rouvre très
efficacement le côté
fermé. Pour la
sécurité, il est important
de noter que le contre, sous une Cage, est
naturel et très facile à
réaliser : il suffit d'un mouvement
de bras pour se rééquilibrer
sous la demi-aile qui porte.
Le départ en autorotation n'est
possible en Cage qu'en l'absence de
réaction de pilotage. En ce cas, ou
en cas de cravate, une poignée qui
pend sous le nez du pilote permet de faire
immédiatement les oreilles pour
récupérer une
symétrie de voilure et le retour
sur l'axe. Cette poignée d'oreilles
est une spécificité de la
Cage. On peut noter qu'ayant
empoigné et tiré cette
commande, le pilote remet la main sur la
lyre et gouverne l'aile tout à fait
normalement.
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D'où
vient ce nom de
Cage
qui sonne étrangement dans le Vol Libre
?
Il résulte de l'abréviation
incontrôlée d'une expression
employée dans le brevet obtenu en
1990 : "aéronef à voilure souple
gonflée par pression cinétique
piloté par
cage de
pilotage".
Comment
s'enseigne la Cage ?
La cage est aussi bien enseignée comme
premier aéronef de découverte du Vol
Libre qu'elle peut être un but de
reconversion de pratiquants d'autres engins de Vol
Libre.
Quelles sont les
différentes pratiques de la Cage ?
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La Cage peut être utilisée
en vol
montagne avec
décollage à pied, tout comme
en vol de plaine avec
décollage treuillé.
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La facilité déconcertante
de la Cage a permis à un
paraplégique d'y suspendre son
fauteuil et de
voler
en toute sécurité.
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La Cage peut aussi être
propulsée par un moteur de
puissance plus réduite que celle
nécessitée par un Parapente.
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Enfin l'inventeur a
réalisé des vols avec
décollage tracté par un
ULM. .
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Conclusion
:
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La Cage est un aéronef
différent de tous les autres, et
pourtant vous le piloterez très
vite de manière intuitive, car vous
aurez la maîtrise directe de la
voile, en tangage et en roulis, avec un
minimum d'efforts. Vous sentirez les
moindres mouvements de la masse d'air au
bout des doigts. Vous apprécierez
sa sécurité active et un
confort exceptionnels, notamment par vent
fort, au décollage comme en vol.
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Ceux qui vous verront voler diront,
surpris :
"ça ne bouge pas ?",
"C'est
élégant !" ...
Pourquoi ?
L'aile, jamais déformée,
lisse dans toutes les attitudes de vol, a
un plané très doux qui
s'adapte à la masse d'air,
gaspillant le moins d'énergie
possible. Il ne vous reste qu'à
apprécier la glisse, l'impression
de caresser les turbulences sans les
heurter, de jouer avec elles, et de surfer
le vent, la moindre bulle.
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Pour
en savoir plus et consulter une collection de
liens
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